L’infertilité baisse inexorablement avec l’âge de la femme, ou la maternité ne se décrète pas. La date du premier accouchement est de plus en plus tardif, quelles qu’en soient les raisons (priorités des objectifs professionnels, absence du bon partenaire, etc..).

Il est possible de faire prélever et de conserver ses ovules pour tenter une grossesse le moment voulu sans s’éreinter tardivement à subir des traitements devenus peu efficaces en raison du vieillissement ovarien.

En France, pour qu’une femme puisse décider  de conserver ses ovules, il faut qu’elle ait une maladie  grave ou un cancer. En Grande-Bretagne, cette possibilité est considérée comme un acte de prévention et donc autorisé. Une information correcte de la demandeuse sur les chances de succès qui restent limitées est cependant indispensable.

Les méthodes de congélation ovocytaire par vitrification ont maintenant démontré leur intérêt. Des milliers d’enfants sont nés de par le monde, sans problème particulier. Certes, le succès après transfert d’un embryon provenant d’un ovule congelé puis fécondé in vitro ultérieurement n’est pas garanti à 100%, loin de là. Mais n’est-il pas préférable d’avoir cette probabilité en réserve plutôt que de regretter lorsqu’on ne pourra plus revenir en arrière à un moment où la fertilité aura terriblement chuté. A noter qu’en cas de survenu de grossesse naturelle, c’est à la patiente qui a des ovocytes congelés, de décider de leur futur (poursuite de conservation en vue d’une fécondation ultérieure, possibilité de don à une femme stérile, ou bien arrêt de la conservation ovocytaire).