La Grande-Bretagne où est né le premier bébé éprouvette (Prix Nobel 2012 au Professeur Bob Edwards) a récemment modifié la loi  et les conditions concernant le don d’ovocytes. De ce fait, le Centre CREATE FERTILITY LONDON CENTER fait partie des cliniques européennes qui peuvent répondre à un certain nombre de situations d’infertilité qui ne  trouvent pas de solutions en France.

Un certain nombre de couples, dont la femme présente une déficience de fonctionnement ovarien, envisage, après mûres réflexions, d’avoir recours au don d’ovocyte.

L’enfant qui va croître sera issu de l’ovule d’une donneuse et du sperme du conjoint. Cependant il ne viendra au monde que grâce à la receveuse qui va le porter, échanger avec lui pendant 9 mois et finalement lui donner vie. C’est une décision qui mérite réflexion et qui ne doit jamais se faire dans la précipitation. Ce d’autant que ce qui compte pour le succès c’est avant tout l’âge de la donneuse et non l’âge de l’utérus de la receveuse, laissant ainsi le temps nécessaire à la réflexion au couple quant à ce procédé.

Nous conseillons toujours comme première étape un entretien avec un psychologue dont le but est d’aider chacun et chacune à se forger son idée. Certains couples qui avaient opté pour le don ont fait marche arrière, à l’inverse, d’autres pour lesquels cela n’était même pas envisageable ont finalement changé d’avis. L’important c’est d’être en phase avec soi-même et pour cela il vaut mieux être aidé d’un professionnel. Ce point nous semble capital.

En Grande-Bretagne, les donneuses sont désormais indemnisées 750 £ pour leur dédommagement. Cette décision est nationale et ne souffre d’aucune variation. Mais les donneuses peuvent être également des patientes en cours de FIV qui acceptent le partage de leurs ovules. Ce faisant il s’agit d’un système donnant-donnant spécifique à la Grande-Bretagne. En effet, les couples anglais n’ont droit qu’à une ou deux tentatives prises en charge par le gouvernement. Les listes d’attentes sont longues et de nombreux couples se tournent alors vers le  secteur privé, ce qui représente un certain coût. Donner une partie de ses ovocytes est pour eux une façon de diminuer les frais et donc de pouvoir espérer d’être parents tout en participant à un don et, pour les receveuses, d’avoir des ovocytes d’une femme qui est, de toute façon, en cours de traitement pour elle-même et doit prendre des médicaments pour une stimulation ovarienne qu’elle a choisi de faire.

Le don d’ovocytes en France est autorisé jusqu’à l’âge physiologique de la grossesse naturelle. Ce n’est pas très précis mais cela situe une acceptation de principe jusqu’à 48 ans environ (en l’absence de contre-indication médicale). Par contre le remboursement Sécurité Sociale ne pourra se faire que si la femme a moins de 43 ans, comme pour toute fécondation in vitro. Dans ce cas, et à certaines conditions (moins de 43 ans, être un couple hétérosexuel, ne pas procéder à un double don, avoir eu moins de 4 transferts après fécondation in vitro), une patiente peut demander une prise en charge de l’Assurance Maladie en France, même pour un don fait à l’étranger.

Des associations de patientes ont mis en  place une assistance sur le dossier de remboursement de prise en charge des soins à l’étranger par la Caisse d’Assurance Maladie sans oublier le rôle de l’assureur mutualiste qui peut verser un complément de remboursement. C’est pourquoi CREATE FERTILITY LONDON CENTER qui est soutenu également par une association de patientes anglaise projette d’être en contact avec certaines associations de patientes en France puisque c’est déjà notre habitude de fonctionnement.

Les questions les plus fréquentes sont : « d’où viennent les ovocytes ? », « qui sont les donneuses ? », « quels seront les points génétiques transmis ou non ? », « que dirai-je à mon enfant plus tard ? » et beaucoup d’autres interrogations propres à chacune et chacun des couples. Nous organisons déjà sur inscription des réunions régulières d’information à Londres qui ont un certain succès et nous le projetons dès 2015.

La situation française du don d’ovocyte est problématique car il y a très peu de donneuses, peu d’informations locales (seul une campagne nationale est autorisé), peu de facilités, peu de soutien aux quelques courageuses candidates donneuses. On estime à 8 à 9 000 demandes de don d’ovocyte par an avec seulement près de 400 tentatives qui ont eu lieu. D’où le tourisme médical bien connu : Des cliniques en Espagne, Belgique, Grèce, Chypre, Ukraine, ont successivement où parallèlement fait des propositions où il n’est pas toujours simple de faire la part des conditions de recueil des donneuses, du caractère scientifique des équipes (selon qu’il y ait ou pas des publications universitaires) et sans parler d’une activité commerciale qui a peu à peu envahi certains pays. Le rôle des Associations de Patientes et Patients permet une vigilance, un suivi, une transparence et c’est la philosophie de CREATE FERTILITY LONDON CENTER.

La Grande-Bretagne vient d’avoir la possibilité d’accueillir les demandes de don d’ovocytes pour les personnes habitant hors de Grande-Bretagne. Le système peut être non-anonyme ou semi-anonyme.

.Don non-anonyme, le couple et la donneuse se connaissent et décident pour des raisons familiales, religieuses ou amicales, de privilégier ce don direct à un don anonyme. Ce point mérite d’envisager toutes les conséquences à long terme pour tous les participants familiaux,  nos collaborateurs psychologues bilingues sont là pour aider dans la démarche du couple à se préparer à envisager toute éventualité relationnelle.

.Don semi-anonyme, c’est-à-dire que le couple peut avoir un certain nombre d’informations sur les caractéristiques des donneuses mais qui ne sont pas identifiables, ce qui veut dire que le couple ne pourra pas connaître l’identité précise de la donneuse au moment du don.

Particularité du don de gamètes en Angleterre, si le couple souhaite ultérieurement informer leur enfant de son mode de conception, celui-ci pourra à sa majorité, c’est- à-dire à l’âge de 18 ans, s’il le souhaite, faire une démarche de recherche de ses origines génétiques. Les autorités anglaises ont choisi cette possibilité uniquement si l’enfant en fait la demande, ce qui signifie que la donneuse, quant à elle, a accepté le principe, au moment du don, de lever son anonymat, 18 ans plus tard, s’il y a une demande dans ce sens. C’est pourquoi le type don est souvent appelé semi anonyme.

Si le couple décide de ne pas informer son enfant, où, lorsque celui-ci est informé, s’il ne souhaite pas faire une démarche particulière, aucun médecin, aucune autorité britannique ou autre n’interviendra.

CREATE FERTILITY LONDON CENTER applique strictement la ouverte aux personnes européennes. Le don d’ovocyte est souvent la dernière étape d’un long processus. Parfois nous proposons une ultime chance en cycle naturel (12% de résultat) avant de passer au don en ayant ainsi le sentiment d’avoir tout tenté pour les patients qui ont encore une réserve ovarienne correcte.